Guy Lafleur: beaucoup d’argent perdu dans le restaurant Bleu Blanc Rouge


Jean-François Cloutier
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La légende du Canadien Guy Lafleur admet candidement avoir perdu « beaucoup d’argent » dans l’aventure du restaurant Bleu Blanc Rouge à Rosemère, il y a une dizaine d’années.
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Ce restaurant, inauguré en grande pompe en 2008, était finalement trop vaste pour pouvoir faire ses frais, selon ce qu’a admis Lafleur en entrevue au début janvier.

« C’était trop gros pour les revenus que je pouvais aller chercher et pour toutes les dépenses aussi, reconnaît-il. J’ai vendu à perte [en 2012], puis on a mis une croix dessus. »
Flower a indiqué avoir eu, somme toute, une expérience très difficile dans la restauration après sa carrière sportive brillante. Un premier succès avec un restaurant Mike’s à Berthierville l’avait amené à penser qu’il pouvait répéter dans la région de Montréal.
« C’est un peu de l’esclavage, dit-il. C’est du sept jours par semaine. »
Même son fils, qui projetait de faire carrière dans cette industrie, a fini par changer de voie.
Pas facile les affaires
Le Démon blond dit d’ailleurs n’être pas le seul parmi les anciens du Canadien de sa génération à avoir eu du mal à percer en affaires.
« C’est pas facile. Les joueurs que j’ai connus qui se sont lancés, il y en a qui ont réussi, mais il n’y en a pas tant que ça ».
Il nomme Yvan Cournoyer, Jacques Lemaire, Gilbert Delorme et Jean-Pierre Bordeleau comme ceux ayant tenté leur chance en restauration. Les plus vieux joueurs que lui sont encore plus mal pris, selon lui, à cause des piètres salaires versés dans les années 1960.
Aujourd’hui, Lafleur gagne sa vie entre autres en tant qu’ambassadeur du club de hockey Canadien.
« C’est moins de troubles. Tu te concentres plus à rencontrer des fans », dit-il. L’idole d’une génération ne cache pas une certaine amertume d’avoir dû se débattre pour réussir à vivre correctement après une carrière de superstar.
« Avoir été joueur actuellement, j’aurais probablement fait entre 10 à 13 millions $ par année, US. Je te mentirais si je te disais que je n’y pense pas », avoue-t-il.
Dernièrement, Guy Lafleur s’est associé au lancement d’une marque de gin, mais il dit que c’est davantage pour s’amuser et que la pandémie n’a pas aidé à la promotion.